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Centre de documentation - Liste de nouveautés

#8 - Suicide en MILIEU CARCÉRAL - 16 janvier 2012

Les suicides ou tentatives de suicide survenant dans des environnements sous surveillance, précisément en milieu carcéral, soulèvent plusieurs questions, en plus de créer un certain débat dans la société. Ces personnes, qui sont désormais sous la responsabilité de l’État, reçoivent-elles les soins et le support nécessaires pour faire face à leur réalité de détenus? Quelles seraient les pistes de prévention et d’intervention les mieux adaptées et les plus efficaces pour éviter ces gestes? Est-ce la nature même de l’individu ou bien le milieu dans lequel il se trouve qui le poussera à attenter à sa vie? Le cas récent d’un suicide médiatisé en prison au Québec (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/01/12/001-suicide-prison-quebec-canada.shtml ) a remis à l’avant-plan cette clientèle à risque élevé. Les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en collaboration avec le groupe de travail sur le suicide en prison de l’Association internationale pour la prévention du suicide, décrivent très bien ce type de population ainsi que les mesures à prendre pour prévenir le suicide en prison : http://www.who.int/mental_health/resources/resource_jails_prisons_french.pdf. Ce groupe de travail, dont le Pr Marc Daigle, membre-chercheur au CRISE a fait partie, a publié ses recommandations portant sur les meilleures stratégies à adopter en ce sens (http://psycontent.metapress.com/content/y87245l57t75701n/ ).

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Lalande, P., & Giguère, G. (2009). La problématique du suicide en milieu carcéral et portrait de la situation dans les établissements de détention du Québec (du 1er janvier 2000 au 31 décembre 2006): Direction du développement et du conseil en services correctionnels. Direction générale des services correctionnels. Ministère de la Sécurité publique.
Résumé:La présente étude a comme objectif général d'améliorer la connaissance sur le sujet et de favoriser une meilleure prévention du suicide dans les établissements carcéraux. [...] Cette publication est divisée en quatre parties. La première présente brièvement quelques données statistiques sur l'évolution du suicide dans la population générale au Québec. La deuxième partie traite plus particulièrement du phénomène du suicide en milieu carcéral en présentant d'abord des statistiques provenant de diverses juridictions correctionnelles, puis, en traçant l'évolution du suicide dans les établissements provinciaux du Québec sur une période de 12 ans, soit jusqu'au 31 décembre 2008. La troisième partie représente le coeur de la publication et trace un portrait statistique et descriptif de la situation pour la période du 1er janvier 2000 au 31 décembre 2006, période au cours de laquelle sont survenus 65 décès par suicide. La quatrième et dernière partie présente certains éléments clés en matière de prévention du suicide qui sont tirés d'une publication de l'Organisation mondiale de la santé (OMS : 2007). Finalement, le lecteur trouvera une série d'annexes comportant des tableaux statistiques plus détaillés.
http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/fileadmin/Documents/services_correctionnels/suicide_2001-2006/rapport_suicide.pdf

Power, J., & Riley, D. L. (2010). Étude comparative des rapports d'enquête sur le suicide et sur l'automutilation chez les délinquants sous responsabilité fédérale au Canada – A comparative review of suicide and self-injury investigative reports in a Canadian federal correctional population. (No. R-221).
Résumé:La présente étude s'appuie sur les rapports d'enquête nationale concernant les détenus, 80 hommes et six femmes, dont les cas ont été examinés à la suite d'actes d'automutilation (y compris les tentatives de suicide) ou de suicides survenus entre les exercices 2003-2004 et 2007-2008 pendant qu'ils étaient sous la responsabilité du Service correctionnel du Canada (SCC). Ces détenus ont fait l'objet d'enquêtes de la part de la Direction des enquêtes sur les incidents au SCC et se trouvaient dans les établissements du SCC ou dans la collectivité au moment de l'incident.
L'étude se penche sur le cas de 20 détenus qui se sont mutilés et de 66 qui se sont suicidés. Onze des détenus qui se sont mutilés comptaient de multiples incidents d'automutilation rapprochés dans le temps, ce qui a donné lieu à 51 incidents d'automutilation inclus dans l'étude. La proportion de délinquants autochtones était comparable à leur proportion dans l'ensemble de la population carcérale sous responsabilité fédérale. Les détenus qui avaient des comportements autodestructeurs étaient moins susceptibles de purger une peine de longue durée et d'avoir des antécédents de violence que ceux qui se sont suicidés.
L'objectif du présent rapport est de mieux comprendre la situation des détenus et les circonstances associées aux incidents graves d'automutilation et au suicide. Une description détaillée des circonstances et des motivations liées à ces comportements peut aider à identifier les détenus à risque et aider les gestionnaires correctionnels à élaborer des stratégies d'intervention pour mieux gérer ces incidents et en réduire le nombre. Puisqu'il est clairement indiqué dans la documentation que les comportements sont distincts, notre hypothèse est qu'il existe des différences quant au profil des détenus qui se mutilent et ceux qui se suicident et aux circonstances entourant les incidents.
English version :http://www.csc-scc.gc.ca/text/rsrch/reports/r221/r221-eng.shtml
http://www.csc-scc.gc.ca/text/rsrch/reports/r221/r221-fra.shtml

Fazel, S., Grann, M., Kling, B., & Hawton, K. (2011). Prison suicide in 12 countries: An ecological study of 861 suicides during 2003–2007. Social Psychiatry and Psychiatric Epidemiology, 46(3), 191-195.
Résumé: Background: Although suicide rates among prisoners are high and vary between countries, it is uncertain whether this reflects the importation of risk from the general population or is associated with incarceration rates. Methods: We collected data on suicides and undetermined deaths in 12 countries (Australia, Belgium, Canada, Denmark, England and Wales, Finland, Ireland, Netherlands, New Zealand, Norway, Scotland, and Sweden) directly from their prison administrations for 2003–2007. These were compared with rates of suicides in the general population separately by gender using Pearson’s correlations. In addition, they were compared with rates of incarceration. Linear regression was used to examine any association after adjustment for rates of incarceration. Results: Data were collected on 861 suicides in prison, of which 810 were in men. In the men, crude relative rates of suicide were at least three times higher than the general population. Western European countries had similar rates of prisoner suicide which were mostly higher than those in Australia, Canada, and New Zealand. There was no association between rates of suicide in prisoners and general population rates or rates of incarceration. In the women, inmate suicide rates varied widely and were mostly raised compared with rates in the general population. In addition, these rates did not appear to be associated with general population rates of suicide. Conclusions: Rates of prison suicide do not reflect general population suicide rates, suggesting that variations in prison suicide rates reflect differences in criminal justice systems including, possibly, the provision of psychiatric care in prison.
http://dx.doi.org/10.1007/s00127-010-0184-4

Direction de l’administration pénitentiaire (2010). Le suicide en prison : mesure, dispositifs de prévention, évaluation. Actes de La journée d’étude internationale sur la prévention du suicide en prison, Paris.
Résumé:La journée d’étude internationale sur la prévention du suicide en prison organisée à l’École nationale de la magistrature à Paris le 22 janvier 2010 tenait à un constat : la permanence du phénomène suicidaire en prison. Cette actualité tenait aussi à la mobilisation réaffirmée de l’administration pénitentiaire, de ses personnels et partenaires, placés devant ces drames. En effet, à la suite des recommandations du rapport du professeur Jean-Louis Terra en 2003, puis de la commission Albrand en 2009, l’administration pénitentiaire a renforcé ses dispositifs de prévention du suicide en détention. Cette manifestation fut l’occasion de présenter les premiers résultats de ce plan d’actions en cours. Les suicides en milieu carcéral furent resitués dans le cadre plus général de la mortalité par suicide en France ainsi que dans quatre pays européens (Angleterre, Allemagne, Suisse, Espagne). Cette journée fut l’occasion d’un débat serein et constructif sur une question sérieuse souvent abordée de façon polémique.
http://www.laurent-mucchielli.org/public/Travaux___Documents_78_Suicide_en_prison.pdf

Duthé, G., Hazard, A., Kensey, A., & Pan Ké Shon, J.-L. (2009). Suicide en prison: la France comparée à ses voisins européens. Population & Sociétés(462).
Résumé: La fréquence du suicide est utilisée depuis longtemps comme indicateur des tensions et problèmes d’une société. Elle a beaucoup augmenté dans les prisons françaises depuis 50 ans. Est-ce lié à la surpopulation carcérale comme on l’entend souvent, ou existe-t-il d’autres raisons? Comment se situe la France par rapport à ses voisins européens?
http://www.ined.fr/fichier/t_publication/1488/publi_pdf1_popetsoc_462.pdf

Hayes, L. M. (2010). National Study of Jail Suicide: 20 Years Later. Washington, DC: U.S. Department of Justice. National Institute of Corrections.
Résumé:This report represents the third collaboration between the National Institute of Corrections and the National Center on Institutions and Alternatives (NCIA) regarding national studies of jail suicide and does more than simply present a calculation of suicide rates. It presents the most comprehensive updated information on the extent and distribution of inmate suicides throughout the country, including data on the changing face of suicide victims. Most important, the study challenges both jail and health-care officials and their respective staffs to remain diligent in identifying and managing suicidal inmates” (p.vii). Five chapters follow an executive summary: introduction; national study of jail suicides—20 years later; demographic findings of suicide data; special considerations; and conclusion.
http://nicic.gov/Library/024308

Suto, I., & Arnaut, G. L. Y. (2010). Suicide in prison: A qualitative study. The Prison Journal, 90(3), 288-312.
Résumé: Suicide is an important cause of death in prisons across the United States. Existing research on prison suicides has been criticized for focusing on static variables such as demographics. The purpose of the present investigation was to study dynamic variables by examining the experiences of 24 inmates who attempted suicide in prison. Inmates were interviewed in six state prison facilities in Oregon. The results were organized into three categories: mental health issues, relationship issues, and prison factors. The themes and subthemes of each category are illustrated with quotes, and results are discussed in light of relevant literature.
http://dx.doi.org/10.1177/0032885510373499

Duthé, G., Hazard, A., Kensey, A., & Pan Ké Shon, J.-L. (2011). L’augmentation du suicide en prison en France depuis 1945. Bulletin épidémiologique hebdomadaire(47-48), 504-508.
Résumé: Introduction – En France, le niveau de suicide était, en 2011, bien plus élevé en prison qu’en population générale. Nous sommes revenus sur l’évolution du taux brut de suicide en prison depuis 1945 et avons essayé de comprendre les tendances observées.
Matériel et méthodes – Le taux de suicide en prison en France métropolitaine a été comparé depuis 1945 à celui observé en population générale masculine (de 15 à 59 ans). Des données sur trois ans et demi d’observation de séjours sous écrou provenant du fichier national des détenus de la direction de l’administration pénitentiaire (DAP) ont permis de confirmer certains facteurs de risque identifiés dans la littérature. Les données annuelles de la DAP ont été mobilisées pour décrire les évolutions survenues dans la population écrouée ayant pu jouer un rôle dans l’évolution du suicide.
Résultats – De 1945 à 2010, le niveau de suicide en prison a beaucoup augmenté, passant de 4 à 19 pour 10 000 personnes, et s’est distingué du niveau observé en population générale. À partir de 1955, la proportion de femmes est devenue marginale et les effectifs de la population écrouée ont augmenté. Après avoir progressé, la part des prévenus a diminué. Plus récemment, les aménagements des courtes peines se sont développés. La part des personnes condamnées pour agression sexuelle a augmenté ainsi que, plus récemment, celle des personnes condamnées pour violence volontaire.
Discussion-conclusion – Les conditions carcérales et le profil social et sanitaire des personnes détenues n’ont pas pu être étudiées dans le temps, mais les modifications du profil pénal des détenus ont probablement joué un rôle important dans la hausse du suicide.
http://www.invs.sante.fr/Publications-et-outils/BEH-Bulletin-epidemiologique-hebdomadaire/Derniers-numeros-et-archives/Archives/2011/BEH-47-48-2011

Webb, R. T., Qin, P., Stevens, H., Mortensen, P. B., Appleby, L., & Shaw, J. (2011). National study of suicide in all people with a criminal justice history. Archives of General Psychiatry, Archives of General Psychiatry, 68(6), 591-599..
Résumé: CONTEXT: Previous research has focused on suicide among male prisoners and ex-prisoners, but little is known about risk in the wider offender population. OBJECTIVE: To examine suicide risk over 3 decades among all people processed by a national criminal justice system. DESIGN: Nested case-control study. SETTING: The whole Danish population. PARTICIPANTS: Interlinked national registers identified all adult suicides during 1981 to 2006 according to any criminal justice system contact since 1980. Exposure was defined according to history of criminal justice adjudication, up to and including each subject's last judicial verdict before suicide (or date of matching for controls). There were 27 219 suicides and 524 899 controls matched on age, sex, and time, ie, controls were alive when their matched case died. Main Outcome Measure Suicide. RESULTS: More than a third of all male cases had a criminal justice history, but relative risk against the general population was higher for women than men. Independent effects linked with criminal justice exposure persisted with confounder adjustment. Suicide risk was markedly elevated with custodial sentencing, but the strongest effects were with sentencing to psychiatric treatment and with charges conditionally withdrawn. Risk was raised even in people with a criminal justice history but without custodial sentences or guilty verdicts. It was especially high with recent or frequent contact and in people charged with violent offenses. CONCLUSIONS: We examined a section of society in which major health and social problems frequently coexist including offending, psychopathology, and suicidal behavior. The need for developing more far-reaching national suicide prevention strategies is indicated. In particular, improved mental health service provision is needed for all people in contact with the criminal justice system, including those not found guilty and those not given custodial sentences. Our findings also suggest that public services should be better coordinated to tackle co-occurring health and social problems more effectively.
http://dx.doi.org/10.1001/archgenpsychiatry.2011.7

Hanson, A. (2010). Correctional suicide: has progress ended? Journal of the American Academy of Psychiatry and the Law, 38(1), 6-10.
Résumé: The author argues that although prevention programmes in American correctional facilities have effectively reduced rates of suicide, recent data suggest that we may be reaching a point of diminishing progress in suicide prevention.
http://www.jaapl.org/cgi/reprint/38/1/6

Cliquennois, G., & Chantraine, G. (2009). Empêcher le suicide en prison : origines et pratiques. Sociétés contemporaines, 75(3), 59-79.
Résumé: L’examen des réglementations successives relatives à la prévention du suicide montre qu’un souci croissant de protection de la vie des détenus, concrétisé par la préoccupation de prévenir les « risques suicidaires », voit le jour, notamment sous l’effet des évolutions de la jurisprudence et de la pression militanteactions associatives. L'observation des pratiques concrètes dans deux établissements pénitentiaires conduit néanmoins à nuancer l'hypothèse d'un mouvement historique linéaire au cours duquel les pouvoirs traditionnels de l'institution pénitentiaire perdraient de leur force sous la pression de cette nouvelle exigence. Le dispositif de prévention du suicide entre en effet en tension avec d'autres logiques professionnelles, ainsi qu'avec un souci grandissant de protéger des « victimes potentielles » qui peut favoriser un maintien en détention et pérenniser, par ce maintien, l'état suicidant du sujet.
http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=SOCO&ID_NUMPUBLIE=SOCO_075&ID_ARTICLE=SOCO_075_0059#resume

Cliquennois, G. (2010). Preventing suicide in French prisons. British Journal of Criminology, 50(6), 1023-1040.
Résumé: This paper shows that preventing 'suicide risks' in French prison regulations is thwarted in two prisons by professional criteria regarding credibility and solidarity, as well as by the balance of power between prisoners and guards, in addition to the realization, on the part of the judges responsible for sentencing, of the risks posed by recidivists. The results of this study should provoke a re-evaluation of suicide prevention programmes when considered in the light of the numerous mediations and transcriptions between these programmes and their subsequent concretization in the culture and practices of prison employees.
http://dx.doi.org/10.1093/bjc/azq049

Carli, V., Mandelli, L., Postuvan, V., Roy, A., Bevilacqua, L., Cesaro, C., et al. (2011). Self-harm in prisoners. CNS Ppectrums, [Epub].
Résumé: Introduction: Self-harm is a direct, socially unacceptable, repetitive behavior that causes minor to moderate physical injury without suicidal intent. It is also a significant and growing concern among prison inmates, although it has been rarely studied. In the present study, we aimed to investigate demographic, psychosocial, and clinical variables associated to this critical bahaviour in a high risk sample of 1,555 male prisoners. Methods: Prisoners were interviewed about their history of self-mutilation, psychiatric history, and forensic history. The prisoners completed the Barratt Impulsivity Scale, Buss-Durkee Hostility Inventory, Eysenck Personality Questionnaire, and Childhood Trauma Questionnaire. Results: Eighteen percent of prisoners had a history of self-harm. They more frequently reported childhood traumas, were more likely to be unmarried, previously imprisoned, tested positive for substance abuse, had a history of suicide attempt, and more likely showed violent tendencies. Discussion: Self-harm among prisoners is common, being found in ~20% of the subjects in our sample. Self-mutilation among prisoners appears to be multi-factorial with developmental, socio-demographic, psychiatric, and personality determinants. Conclusion: Self-harm is associated with critical behaviors such as violence, substance abuse and suicide attempts, which represent major critical problems in contention environments.
http://www.cnsspectrums.com/aspx/articledetail.aspx?articleid=3581

Newman, L. K., Procter, N. G., & Dudley, M. (2011). Suicide and self-harm in immigration detention. Medical Journal of Australia, 195(6), 310-311.
Résumé: Time to examine a system harming the health of both detainees and detention centre staff.

Gunter, T. D., Chibnall, J. T., Antoniak, S. K., Philibert, R. A., & Hollenbeck, N. (2011). Predictors of suicidal ideation, suicide attempts, and self-harm without lethal intent in a community corrections sample. Journal of Criminal Justice, 39(3), 238-245.
Résumé: Purpose: Little published research data exist about suicidal ideation and self-harm behavior in community corrections and we seek to fill this void. Aims: To examine the effects of drug dependence, depression, anxiety, psychopathy, fracture, and child trauma on suicidal ideation, suicide attempts, and self-harm without lethal intent in community corrections. Methods: The Semi-Structured Assessment for the Genetics of Alcoholism Revised (SSAGA II) and the screening version of the Hare Psychopathy Checklist (PCL:SV) were administered. Separate binary logistic regression analyses were used to predict lifetime suicidal ideation, suicide attempt, and self-harm behavior. Results: Prevalences of suicidal ideation, suicide attempt, and self-harm without lethal intent were 41%, 19%, and 14%. Suicidal ideation was predicted by drug dependence, and Caucasian race. Suicidal ideation and attempt were both predicted by fractures, depression, and child trauma. Self-harm was predicted by fractures, panic, PCL:SV score, and child trauma. Conclusions: Child trauma and multiple fractures are potent predictors for suicidal ideation, suicide attempts, and self-harm without lethal intent in this community corrections sample. Depression predicted suicidal ideation and attempts, while panic predicted self-harm without lethal intent. Psychopathy was also an important predictor of suicidal ideation and self-harm behaviors without lethal intent.
http://dx.doi.org/10.1016/j.jcrimjus.2011.02.005

Gibeaux, A. (2010). Les idéations suicidaires chez les nouveaux arrivants en maison d’arrêt. Annales Medico-Psychologiques, 168(9), 660-665.
Résumé: La problématique suicidaire en prison signe un enjeu important par le fait qu’il existe une sursuicidité carcérale, notamment lors des premiers temps d’incarcération. Quatre-vingt pour cent des sujets qui font un passage à l’acte expriment des idées suicidaires dans les mois qui précèdent. Ainsi l’expression des idées suicidaires est un facteur de risque du suicide et leur repérage est crucial. Au moyen d’outils d’évaluations tels que l’entretien semi-structuré et des échelles, nous avons évalué 100 détenus arrivant en maison d’arrêt : 11/100 personnes en prison présentent des idées suicidaires pour 4/100 personnes en milieu libre. Bien que les idées suicidaires ne soient pas liées de façon significative à l’incarcération, on trouve une corrélation significative entre les idées suicidaires et la sévérité des symptômes dépressifs, anxieux et psychotiques ainsi qu’avec les événements de vie (être marié, avoir des enfants, être âgé de plus de 35 ans, avoir une peine relative à un crime de sang ou délit sexuel, avoir déjà tenté de se suicider, avoir eu des troubles addictifs, manque de support familial). Le repérage des idéations suicidaires ainsi que des facteurs à risque dès le début de l’incarcération permettraient un dépistage précoce du risque suicidaire et une prévention adaptée de celui-ci.
http://dx.doi.org/10.1016/j.amp.2009.04.021

Marzano, L., Hawton, K., Rivlin, A., & Fazel, S. (2011). Psychosocial influences on prisoner suicide: A case-control study of near-lethal self-harm in women prisoners. Social Science & Medicine, 72(6), 874-883.
Résumé: We examined the psychosocial influences on female prisoner suicide by carrying out a study of near-lethal self-harm. We interviewed 60 women prisoners who had recently engaged in near-lethal self-harm (cases) and 60 others who had never carried out near-lethal acts in prison (controls) from all closed female prison establishments in England and Wales, using mixed quantitative and qualitative methods. We gathered information on socio-demographic and criminological variables, life events and childhood trauma, exposure to suicidal behavior, contributory and precipitating factors for near-lethal self-harm, social support and psychological characteristics. While socio-demographic factors were only modestly associated with near-lethal self-harm, being on remand, in single cell accommodation, and reporting negative experiences of imprisonment were strong correlates. Recent life events and past trauma, including different forms of childhood abuse, were also significantly associated with near-lethal self-harm, as were a family history of suicide and high scores on measures of depression, aggression, impulsivity and hostility, and low levels of self-esteem and social support. Our findings underline the importance of both individual and prison-related factors for suicide in custody, and hence the need for a comprehensive approach to suicide prevention in women’s prisons. Given the multiple needs of female prisoners at-risk of self-harm and suicide, complex psychosocial interventions are likely to be required, including interventions for abused and bereaved women, and initiatives to improve staff-prisoner relationships and reduce bullying. The findings of this research may provide insights into factors leading to suicidal behavior in other forensic and institutional settings, such as detention centers and psychiatric hospitals, and may assist in developing suicide prevention policies for prisoners and other at-risk populations.
http://dx.doi.org/10.1016/j.socscimed.2010.12.028

Brooker, C., Flynn, J., & Fox, C. (2010). Trends in self-inflicted deaths in prisons in England and Wales (2001–2008): Towards targeted interventions. Journal of Aggression, Conflict and Peace Research, 2(4), 34-43.
Résumé: Rates for self-inflicted deaths (SIDs) were analysed in English and Welsh prisons. Whilst the overall reductions in SIDs are to be welcomed, the data demonstrate that there is variation in progress with SIDs reduction across the different types of prison. SIDs is increasing in high security prisons and these findings have implications for both research and commissioning. Those that commission prison mental health services in primary care trusts must recognise the need for targeted interventions that acknowledge three major issues indicated in the literature: the likely childhood trauma experienced by mentally disordered prisoners; a better recognition of the important role played by victimisation and intimidation in SIDs; and greater investment in alcohol treatment programmes in prison. Research should be commissioned that examines these factors in relation to SID
http://dx.doi.org/10.5042/jacpr.2010.0535

Rivlin, A., Marzano, L., Hawton, K., & Fazel, S. (2012). Impact on prisoners of participating in research interviews related to near-lethal suicide attempts. Journal of Affective Disorders, 136(1-2), 54-62.
Résumé: BACKGROUND: Prisoners have a high risk of suicide. Research studies have investigated factors contributing to this, some through interviews with survivors of suicide attempts, others with informants such as family and friends of suicide victims. However, there is little information regarding the effects of participating in such interviews. AIMS: To investigate the effects on participants of taking part in detailed interviews about suicidal behaviour and contributory factors. METHOD: Case-control studies of 120 prisoners who made near-lethal suicide attempts (cases) and 120 prisoners who had never carried out near-lethal suicide attempts in prison (controls) were conducted. Information regarding effects on prisoners of participating in the interviews was collected using quantitative and qualitative methods. RESULTS: For both male cases and controls, and female controls, self-reported mood levels improved significantly by the end of the interviews. For female cases, the interviews had no negative effect on their self-reported mood. Whilst some prisoners found the interviews upsetting, nearly all said they were pleased to have participated. LIMITATIONS: The same researchers carried out the interviews and collected data on the effects of participation. Also, several potential participants were excluded from the study and the likely effect of the interview on them is unknown. CONCLUSIONS: We found little evidence that participation of prisoners in interview-based research on suicidal behaviour has negative effects on them; indeed, it can be beneficial. Inclusion of similar instruments to measure the effects of research participation in future investigations could provide valuable feedback to researchers and ethics committees.
http://dx.doi.org/10.1016/j.jad.2011.09.009

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