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Houle J. & Poulin C. (2006).Surveillance des tentatives de suicide traites dans les salles d'urgence de la rgion montralaise. Montral: Agence de dveloppement de rseaux locaux de services de sant et de services sociaux. Direction de la sant publique.

Lobjectif gnral de cette tude est dexaminer le potentiel des systmes dinformation et de gestion des dpartements durgence (SIGDU) comme outil de surveillance. Elle comporte deux volets. Le premier consiste en une tourne des salles durgence des hpitaux gnraux de la rgion de Montral visant inventorier les SIGDU qui y sont implants et en dcrire les diffrents usages. Des entrevues en face face sont alors effectues auprs des infirmires-chef des urgences. Le second volet de ltude implique la ralisation dune collecte de donnes dans les dossiers mdicaux et les SIGDU, afin destimer lampleur de la sous-dclaration des tentatives de suicide dans ces systmes. Il sagit dune exprimentation pilote puisquelle porte sur une priode dun mois et se limite deux urgences de la rgion. De concert, les deux volets de ltude visent formuler des recommandations quant aux actions entreprendre pour amliorer la validit des informations tires des SIGDU. Ltude pilote rvle une importante sous-dclaration des tentatives de suicide dans les SIGDU. Alors que la collecte de donnes dans les dossiers mdicaux permet lidentification de 35 tentatives de suicide au cours de la priode ltude, lanalyse des informations contenues dans les SIGDU montre que seulement 14 dentre elles y sont explicitement rapportes. La lecture de la raison de consultation note par linfirmire lors du triage permet de dduire quil sagit dune tentative de suicide pour 14 autres patients, puisquil y est fait mention, la fois, dun comportement (intoxication ou lacrations, par exemple) et dune intention suicidaire. Toutefois, il savre impossible de statuer en la prsence dune tentative de suicide pour 7 individus. Considrant le fait que tous les hpitaux utilisent un SIGDU pour y consigner les nouvelles admissions lurgence, il sagit dun outil de surveillance au potentiel intressant. Toutefois, le manque dhomognit qui prvaut lheure actuelle, tant au plan de la diversit de SIGDU implants que des diffrences dans leurs modes dutilisation, rend difficile la production de donnes rgionales. Plus important encore, les tentatives de suicide sont largement sous-dclares dans ces systmes. Ceci sexplique en grande partie par le fait que le personnel des urgences ne mentionne pas toujours lintention suicidaire ayant conduit la personne sinfliger des blessures, se limitant plutt la cause physique de la visite lurgence, savoir lintoxication mdicamenteuse ou la lacration. Quelques recommandations se dgagent de cette tude. Tout dabord, il apparat essentiel de : 1) doter tous les SIGDU dun chelle de triage et de gravit (ETG) et dun groupe de patients ambulatoires correspondant aux diagnostics secondaires poss par le mdecin lors du cong du patient (GPA) comportant la catgorie tentative de suicide. Par ailleurs, puisque la disponibilit de la catgorie nest pas garante de son utilisation, il est recommand de : 2) faire apparatre la catgorie tentative de suicide chaque fois que celle dintoxication est coche dans lETG; 3) sensibiliser les mdecins limportance de dclarer toutes les tentatives de suicide dans les diagnostics finaux; 4) former les infirmires reconnatre les cas de tentatives de suicide et cocher systmatiquement la catgorie tentative de suicide lorsque appropri.

Cote : GH 016 e

Mise à jour : 12/20/2006

 
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