UQAM - Université du Québec à Montréal Faculté des sciences humaines
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Publication du membre du CRISE

Daigle Marc
Professeur retraité, consultant en évaluation de programmes
Université du Québec à Trois-Rivières

Daigle, M. S., Pouliot, L., Chagnon, F., Greenfield, B., & Mishara, B. (2011). Suicide attempts: Prevention of repetition.. Canadian Journal of Psychatry, 56(10), 621-629.

Résumé : Tentatives de suicide : prévention de la répétition Objectif : Présenter un aperçu de stratégies prometteuses pour prévenir la répétition de comportements suicidaires. Méthode : Cette revue de la littérature sur les interventions préventives tertiaires des tentatives de suicide a été produite au moyen des bases de données informatiques PubMed et PsycINFO, de janvier 1966 à septembre 2010, à l’aide des restrictions de langue du français et de l’anglais et des mots clés : suicid* ou autodestruction et traitement* ou thérapie ou intervention* ou prise en charge. Résultats : Treize des 35 études incluses révélaient des effets statistiquement significatifs des tentatives répétées ou des suicides en moins grand nombre dans la condition expérimentale. Globalement, 22 études portaient sur des approches plus traditionnelles, c’est-à-dire, des approches pharmacologiques ou psychologiques. Seulement 2 des 6 traitements pharmacologiques se sont avérés significativement supérieurs à un placebo — une étude du lithium pour la dépression et du flupentixol pour les troubles de la personnalité. Huit des 16 traitements psychologiques se sont révélés supérieurs au traitement habituel ou une autre approche : la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) (n = 4), (y compris la thérapie comportementale dialectique [n = 2]); la thérapie psychodynamique (n = 2); la thérapie mixte (TCC plus thérapie psychodynamique [n = 1]); et l’approche motivationnelle et le changement de thérapeute (n = 1). Parmi les 8 études où le contact se faisait par une visite, la poste ou le téléphone, ou la fourniture d’une carte d’urgence verte, 2 étaient significatives : l’une comportait un suivi par téléphone et l’autre, un suivi par téléphone ou des visites. L’hospitalisation n’était pas liée à un moins grand nombre de tentatives, et 1 service d’approche sur 4 a eu des résultats significatifs : un programme comportant un traitement individualisé toutes les 2 semaines. La raison d’être de ces approches simples ou multiples demeure à clarifier. Il y avait des défauts méthodologiques dans bien des études et certaines avaient des échantillons limités très spécifiques. Conclusions : Il faut plus de recherche pour aborder le problème des définitions des résultats et de la mesure des variables dépendantes, les effets sexospécifiques, et l’inclusion de groupes à risque élevé. Il faut aussi élaborer et évaluer de nouvelles approches qui soutiennent la collaboration avec les ressources communautaires ainsi qu’une évaluation et des comparaisons plus précises des traitements existants pour différentes populations.

Pour accéder au document, cliquez ici :
http://publications.cpa-apc.org/browse/documents/550


Mise à jour : 10/11/2013

 
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