UQAM - Université du Québec à Montréal Faculté des sciences humaines
CRISE
UQAM  ›  CRISE  ›  
Publication du membre du CRISE

Balan Bogdan M.
Professeur
Département des Sciences Infirmières, Université du Québec en Outaouais

Mishara, B. L., Daigle, M., Bardon, C., Chagnon, F., Balan, B., Raymond, S., & Campbell, J. (2016). Comparison of the effects of telephone suicide prevention help by volunteers and professional paid staff: results from studies in the USA and Quebec, Canada. Suicide and life-threatening behavior.

Depuis les années 60, les résultats issus de la recherche indiquent que les bénévoles oeuvrant dans les centres d’appels de prévention du suicide aident davantage les appelants suicidaires que les preneurs d’appel professionnels. Pourtant, l’exigence de posséder un diplôme professionnel est de plus en plus fréquente dans les centre d’appels. Dans notre première étude, nous avons effectué des comparaisons post-hoc des centres d’appels des États-Unis entre ceux qui n’incluent que des preneurs d’appels professionnels, ceux qui n’incluent que des bénévoles et ceux qui incluent un mélange des deux en utilisant un monitorage silencieux et des évaluations standardisées de 1 431 appels. Les centres de bénévoles réalisent plus souvent des évaluations du risque, présentent plus d’empathie, affiche plus de respect aux appelants et obtiennent significativement de meilleurs résultat aux évaluations standardisées. Une deuxième étude porte sur cinq centres Québécois de prévention du suicide utilisant le monitorage silencieux pour comparer l’aide offerte par téléphone lors de 1 206 appels pris par 90 bénévoles et employés rémunérés sur les variables de résultat. Les résultats indiquent aucune différences entre les bénévoles et les employés rémunérés sur les variables de résultats. Cependant, les bénévoles et le personnel rémunéré ayant plus de 140 heures d’expérience de prise d’appel présentaient de meilleurs résultat. Contrairement aux États-Unis, les employés Québécois ne sont pas tenus d'avoir des diplômes professionnels avancés. Nous concluons de ces résultats et les recherches antérieures qu’il n'y a aucune justification à requérir que les employés de centre d’appels de prévention du suicide soit des professionnels de la santé mentale. En fait, les preuves à ce jour indiquent que les professionnels peuvent être moins efficaces que les bénévoles à aider des personnes suicidaires qui appellent un centre de prévention du suicide.

Mise à jour : 12/8/2016

 
CRISE   ›  crise@uqam.ca
UQAM - Université du Québec à Montréal  ›  Mise à jour : février 2006