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Communiqués de presse
La prévention du suicide chez les adolescents : deux nouveaux ateliers pour intervenir plus efficacement auprès des jeunes à risque suicidaire Montréal, le 7 avril 2004 - Le Dr Yves Lamontagne, président du Collège des médecins du Québec et le professeur Brian Mishara, directeur du Centre de recherche et d'intervention sur le suicide et l'euthanasie (CRISE) de l'UQAM, ont annoncé ce matin que les professionnels de la santé et des services sociaux pourront suivre en primeur, lors du congrès international Pratiques novatrices pour la prévention du suicide, du 4 au 7 mai prochain, deux ateliers qui les aideront à dépister les risques suicidaires chez les adolescents et à intervenir plus efficacement auprès d'eux. Selon l'Enquête Sociale et de Santé, près de 4 % des Québécois de quinze ans et plus admettent avoir sérieusement pensé au suicide. D'après les plus récentes données de l'Institut de la statistique du Québec, le suicide est la première cause de décès des adolescents de 15 à 19 ans. "Le CRISE estime essentiel d'offrir des ateliers de formation qui fournissent des outils pour intervenir plus efficacement auprès des adolescents suicidaires ", a déclaré le professeur Brian Mishara, directeur du CRISE de l'UQAM. " Ce congrès permettra d'ailleurs aux participants de s'enrichir de l'expertise de conférenciers internationaux qui ont encouragé l'adoption de pratiques pour prévenir le suicide dans leur pays. " " Prendre en charge et traiter la dépression d'un adolescent constituent un défi pour un médecin de famille ", a souligné le Dr Yves Lamontagne, président du Collège des médecins du Québec. Préoccupé par l'accessibilité aux soins médicaux et psychiatriques pour la clientèle des adolescents à risque suicidaire, le Collège des médecins du Québec s'est impliqué activement dans la formation des médecins de première ligne. Le médecin et l'ado qui déprime la suite, un nouvel atelier organisé en collaboration avec le Collège québécois des médecins de famille, les outillera pour discuter avec un adolescent déprimé, impliquer ses parents dans l'intervention et le suivi, de même que pour choisir et ajuster la médication selon le type de dépression identifiée. L'atelier permettra par ailleurs aux médecins d'orienter leur traitement en fonction de l'évolution des symptômes et de la collaboration de l'adolescent dans une perspective de travail interdisciplinaire. Le Dr Charles Bedwani, pédopsychiatre et chef du Centre des adolescents de l'hôpital Sacré-Coeur de Montréal et Réal Labelle, professeur agrégé au Département de psychologie de l'Université du Québec à Trois-Rivières, ont développé l'atelier Thérapie comportementale cognitive centrée sur l'adolescent suicidaire pour répondre à un besoin exprimé par les professionnels de la santé mentale et des relations humaines. L'atelier insiste sur l'importance de travailler conjointement avec la famille et les intervenants de la santé mentale. Il permettra aux participants de mieux maîtriser les pratiques d'évaluation du risque suicidaire chez les adolescents ainsi que de comprendre les fondements et l'application de stratégies comportementales et cognitives pour traiter les jeunes suicidaires. "Le congrès fournira d'autres outils et des réponses pour soutenir les professionnels en contact avec des personnes suicidaires. Pour innover en prévention du suicide, il faut miser sur une étroite collaboration de tous les professionnels. Le CRISE espère que cette initiative sera le début d'une longue tradition", a affirmé le professeur Brian Mishara, directeur du Centre de recherche et d'intervention sur le suicide et l'euthanasie (CRISE) de l'UQAM. Ce congrès, organisé en collaboration avec l'Association
internationale pour la prévention du suicide, l'Union nationale
pour la prévention du suicide (France), Suicide Action Montréal,
le Centre de prévention du suicide de Québec et l'Association
québécoise de prévention du suicide, répond
à la mission du CRISE de l'UQAM qui encourage l'avancement
et l'utilisation de connaissances interdisciplinaires pour prévenir
le suicide et réduire ses impacts négatifs. Renseignements Natalie Bourcier Source |
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